Le Journal intime d'une soubrette par Éditions Richepanse

Le Journal intime d'une soubrette par Éditions Richepanse

Titre de livre: Le Journal intime d'une soubrette

Auteur: Éditions Richepanse

Broché: 42 pages

Date de sortie: March 5, 2016

Éditeur: epubli

Nom de fichier: le-journal-intime-d-une-soubrette.pdf


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Éditions Richepanse avec Le Journal intime d'une soubrette

D'une rare audace il vous fera connaître avec un luxe de détails scabreux les passions, les aventures charnelles d'une jolie soubrette au tempérament de feu.
Extrait:
Une petite ville de province calme et sans histoire, où la moindre bagatelle devient un drame, où toute la vie et ses passions sont enfermées, cloîtrées entre les vieux murs, vestiges d’une fortification désuète ; c’est là que je suis née. C’est ce berceau bourgeois et étriqué qui a abrité mes premiers pas, mes premières curiosités d’enfant.
De parents pauvres, douée d’une nature sauvage et volontaire, j’étais la gamine des rues au visage barbouillé et hardi, à l’œil pétillant d’une petite flamme vicieuse. J’étais toujours en compagnie des garçons. Je traînais à leurs côtés dans les rues de la bourgade ; et l’on me voyait user mes fonds de culotte de gamine sur les trottoirs, penchée sur la rigole où roulait l’eau bourbeuse que brusquement avalait l’égout.
Une gamine vicieuse, certes ; et cependant, à l’encontre de bien des gamines de mon âge, mes jeux avec les petits garçons sont toujours demeurés innocents. Et je me souviens même d’avoir, à l’âge de huit ans, calotté un garnement dont la main audacieuse s’était égarée sous ma courte jupe. À vrai dire, je méprisais un peu ces garçons. Sans doute étais-je déjà marquée par d’autres destinées…
Apres de trop longues années, pendant lesquelles je n’eus d’autres leçons que le tragique enseignement de la rue, on jugea bon de m’envoyer à l’école. Je passe rapidement sur ces quelques études primaires. D’esprit assez vif, je mis un point d’honneur à dépasser toutes mes compagnes. J’y réussis assez bien.
C’est à quatorze ans que me saisit ma véritable existence. À ce moment, mes parents, guettés par la misère pâle, m’ont retirée de l’école et placée comme cousette de troisième ordre…